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Vivre le diabète

Passage à l'insuline

En cas de déséquilibre prolongé du diabète de type 2, quand le régime alimentaire, l’exercice physique et les antidiabétiques oraux ne suffisent plus, le traitement à l’insuline doit être envisagé.

Ce passage à l’insuline est souvent mal compris, mal vécu et il génère de l’inquiétude. Mais cette appréhension est souvent davantage liée à un manque d’information ou à certains préjugés.

L’absence parfois prolongée de symptômes ou de douleurs peut en effet conforter certaines idées fausses. Pourquoi passer à l’insuline si je me sens bien ? La personne ne comprendra pas toujours l’inquiétude de son médecin face à une hyperglycémie prolongée pour laquelle seule l’insuline permettra une bonne équilibration, si possible avant que les complications n’apparaissent.

La prise de poids résultant parfois d’un traitement à l’insuline peut aussi représenter une crainte. Comme l’action de l’insuline est de ramener le taux de sucre à des valeurs moins élevées, elle freine l’élimination de sucre dans les urines et influence le seul rénal (= le seuil à partir duquel le sucre en excès dans le sang commence à passer dans les urines). Cette perte de sucre représente une fuite de calories. L’arrêt d’une telle perte peut donc engendrer une prise de poids, en général peu importante et préférable en tout cas au maintien d’une hyperglycémie prolongée et à la survenue de complications. Il n’empêche : cette information peut être perçue comme contradictoire par une personne diabétique déjà en surpoids et à laquelle on demande de surveiller son alimentation !

Le traitement à l’insuline est efficace s’il est bien dosé : si vous injectez trop peu d’insuline, vos glycémies resteront hautes ; si vous en injectez trop, vous risquez une hypoglycémie. D’où l’importance pour une personne diabétique soignée à l’insuline de surveiller régulièrement sa glycémie !

C’est le médecin-diabétologue qui proposera un schéma de traitement à l’insuline adapté aux besoins de la personne. Il déterminera sur base de mesures de la glycémie à différents moments de la journée :

  • le type et les dosages d’insuline
  • le nombre quotidien et le moment des injections

Le traitement visera à se rapprocher autant que possible du profil de production naturelle d’insuline d’une personne non diabétique, c’est-à-dire une production continue tout au long de la journée avec des pics de sécrétion au moment des repas. 

Il existe différents types d’insuline qui ont un délai et une durée d’action variables : insulines à action rapide, ultrarapide, intermédiaire ou à action lente. 

De l'insuline, oui mais pas n'importe comment !

Pour obtenir une glycémie correcte, la technique d'injection est au moins aussi importante que l'insuline injectée. Votre infirmière d'éducation vous apprendra non seulement comment réaliser vos injections mais aussi à assurer le suivi de celle-ci dans le temps. Elle vous indiquera également comment appliquer la rotation des sites d'injection, vous apprendra à inspecter ceux-ci et ainsi permettre la détection et la prévention des lipodystrophies.

Qu'entend-on par insulinothérapie fonctionnelle ? 

Il s'agit d'unre méthode éducative qui donne aux personnes diabétiques de type 1 les outils pour ajuster précisément la dose d'insuline en fonction de leurs besoins et de leur mode de vie. Ceci suppose une éducation spécifique prodiguée par une équipe soignante multidisciplinaire. L'objectif est de diminuer les risques d'hypoglycémies en apportant plus de précision dans la gestion des doses d'insuline tout en amélliorant la qualité de vie du patient.

Merci pour leur précieux soutien