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Vivre le diabète

Voyages

De par les changements d’horaires et d’habitudes alimentaires qu’ils impliquent, un départ et un séjour à l’étranger doivent être préparés faute de quoi le diabète risque de se déséquilibrer. Il est conseillé d’informer votre médecin diabétologue suffisamment tôt de votre projet, surtout si vous êtes traité(e) à l’insuline. Lui seul vous expliquera comment adapter vos doses en fonction du décalage horaire éventuel. Renseignez-vous aussi avant votre départ sur les habitudes alimentaires locales et discutez-en au préalable avec votre diététicien(ne).  

En plus de vos documents d’identité et d’assurance-santé, passeport ou visa, il pourra être utile de vous munir de votre carnet de vaccination ou, en fonction du pays de destination, de faire certains vaccins spécifiques. A ce sujet, le site www.vacciweb.be pourra vous apporter quelques informations utiles, tout comme celui de l’Institut de médecine tropicale www.itg.be.

Que l’on soit sous antidiabétiques oraux et/ou sous insuline, il ne faudra jamais interrompre son traitement. Une préparation minutieuse de ses bagages est indispensable.

Il importe donc d’avoir en quantité suffisante en fonction de la durée du séjour :

  • tout le matériel nécessaire pour l’autocontrôle, en vérifiant que tout est en état de marche. Prévoyez éventuellement des piles de rechange pour votre lecteur de glycémie et si possible un lecteur de réserve. Notez le numéro de téléphone du fabricant de votre lecteur auquel vous pourriez vous adresser en cas de difficulté. Si vous portez un capteur FreeStyle Libre (Abbott) et que vous vous apprêtez à prendre l’avion, veillez à ne pas placer vos capteurs sur le tapis détecteur rayons x. Le passage dans les portiques de sécurité classiques pour passagers ne pose par contre aucun problème (une attestation spéciale du fabricant FSL Airport Certificate 2018) est disponible ici.
  • votre insuline et/ou vos comprimés pour toute la durée du séjour et même un peu plus au cas où les doses devraient être augmentées ou en cas d’imprévu
  • des prescriptions médicales de réserve précisant la DCI (dénomination commune internationale) ou le nom générique de vos médicaments et/ou et le type d’insuline ou de médicament injectable que vous utilisez habituellement. Si possible, vérifiez la disponibilité de l’insuline utilisée dans votre pays de destination
  • des médicaments dits « de vacances » comme des antidouleurs, antidiarrhéiques, etc.
  • si vous prenez l’avion, demandez à votre médecin une attestation, si possible en anglais (un modèle est disponible ici), autorisant le transport de votre insuline, stylo injecteur, aiguilles de rechange avec vous en cabine. Cela vous évitera les ennuis aux contrôles aéroportuaires. Veillez à ne jamais placer l’insuline dans la soute à bagages de l’avion car elle risquerait de geler et donc d’être inefficace. Il est impératif de la prendre avec vous en cabine en la stockant dans une trousse isothermique. Pensez également aux pertes de bagages qui vous priveraient de votre insuline… L’insuline ne peut pas non plus être exposée à des températures trop chaudes. Dans des conditions inhabituelles de température, ne laissez jamais votre insuline dans une voiture ou un car lorsque vous faites une pause.
  • si vous utilisez une pompe à insuline, prévoyez suffisamment de consommables afin de pallier à tout imprévu ainsi qu’un traitement de substitution en cas de problème
  • lors du départ et une fois sur place, ayez toujours sur vous carte d’identité diabétique, votre carnet d’autocontrôle et de quoi vous resucrer (collation) ainsi qu’un GlucaGen®Hypokit (glucagon)
  • notez le numéro de téléphone de votre médecin diabétologue et/ou du centre de convention qui vous soigne.

Pensez à avoir une assistance voyage adaptée !

Les formules classiques ne couvrent pas toujours les problèmes liés aux maladies préexistantes comme le diabète. Renseignez-vous auprès de votre compagnie d’assurance. Il vous faudra peut-être souscrire une assistance adaptée. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site dans la page "problèmes sociaux".

Merci pour leur précieux soutien